Sur un ponton au bord du lac d’Annecy, je l’ai entendu crier. Il s’est posé sur un poteau. J’ai pu l’observer et le photographier, mais pas comme je le voulais. J’ai pris le temps de l’attendre. Il faisait froid, trop fort. J’ai dû rentrer, mais je me suis promis d’y retourner.
Quelques jours plus tard, je suis revenue. Je me suis assise sur un ponton plus proche des poteaux. J’ai attendu. Longtemps. Longtemps. J’ai décidé qu’il était temps de partir. J’ai marché le long du lac et suis revenue sur mes pas pour rentrer. Et là, je l’ai entendu. Au milieu de la roselière, il est apparu. Il s’est posé à l’endroit parfait. 5 secondes top chrono. Il est reparti. Je ne l’ai plus revu.
Un court instant à la fenêtre, il s'est installé sur le magnolia glacé le temps d'une image. 
Au petit-déjeuner au milieu des pins du Moulleau, il crapahutait comme à son habitude. Sur le vieux chêne, j'ai vu une petite tête dépasser, le temps d'une rencontre, puis filer. 
Fascinant est le lien entre les cygnes et la peinture.
Sur cette branche, elle était enfin là. Je la croise régulièrement. Je la croise très souvent. Pourtant, elle est tout le temps floue, mais pas aujourd'hui.

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